Événement · Festival, Douala · 2026
The Summer Show
Un site de festival doit convaincre deux personnes très différentes en même temps : un jeune de dix-neuf ans qui hésite à s’inscrire, et un sponsor qui juge si tout cela a l’air sérieux. Celui-ci donne à chacun son propre chemin et ne les fait jamais se disputer le même écran.

Qui cette page doit convaincre
Deux personnes, et elles veulent des choses opposées.
La première est jeune, à Douala, sur un téléphone, et décide si elle prend un pass ou si elle s'inscrit au concours. Elle veut de l'énergie, elle veut voir des gens comme elle sur la page, et elle veut connaître le prix dans les dix premières secondes.
La seconde est un sponsor ou un responsable de marque qui lit sur un ordinateur et décide s'il met de l'argent derrière. Il veut la preuve que c'est organisé : dates, lieu, chiffres, éditions précédentes, quelqu'un de responsable.
La plupart des sites d'événement essaient de servir les deux avec le même paragraphe et finissent par n'en convaincre aucun. Ici, les deux sont séparés. Le haut de la page appartient entièrement au premier public. Le dossier sponsors vit sur sa propre page, dans un registre plus calme, et il est lié plutôt que mélangé.
Ce que la couleur fait au lecteur
Orange, bleu, presque noir et un blanc cassé chaud, tous repris directement de la charte de la cliente.
L'orange est le moteur. C'est la couleur du mouvement, de l'envie et de l'urgence, et chaque bouton qui coûte de l'argent est orange. Le bleu fait le travail inverse : il ralentit la page et se lit comme fiable, il porte donc les sections pratiques où quelqu'un doit faire confiance à un détail. Le noir donne du poids à l'ensemble et empêche quatre couleurs saturées de ressembler à une fête d'enfants.
Presque chaque section change de couleur de fond. Ce n'est pas de la décoration, c'est du rythme. Un visiteur qui défile vite sait qu'il est arrivé ailleurs sans lire un mot : la page reste navigable même à grande vitesse, ce qui correspond à la façon dont on lit réellement sur un téléphone.
Il n'y a pas un seul angle arrondi sur le site. Tout est en rectangles francs, avec une ombre portée nette et sans flou, c'est-à-dire le langage visuel de l'affiche imprimée et du collage sauvage. Cela dit la culture de la rue, et cela dit que l'événement existe dans le monde réel.
Comment le parcours de billetterie conclut la vente
L'achat d'un pass est l'endroit où les sites d'événement perdent leur public. Ici, le formulaire montre le pass se construire à côté au fur et à mesure du remplissage : votre nom, votre catégorie et votre journée apparaissent sur le billet en temps réel.
Voir l'objet prendre forme donne le sentiment que l'achat est déjà à moitié fait, et les choses à moitié faites sont très difficiles à abandonner. Cela lève aussi l'angoisse de ne pas savoir ce qu'on obtient vraiment, qui est le véritable frein pour un premier acheteur, bien plus que le prix.
Amener à l'action unique
Chaque section se termine en désignant l'une des deux portes : prendre un pass, ou concourir. Jamais les deux d'un même souffle. L'en-tête porte le bouton pass sur chaque écran et dans les deux langues : quelqu'un qui se décide sur la page programme n'a pas à remonter pour agir.
Le français est la langue par défaut, parce que le public, la ville et tout ce que l'équipe a jamais publié sont en français. L'anglais existe pour la diaspora et pour les sponsors qui lisent en anglais, et c'est une traduction complète et non une arrière-pensée : une page à moitié traduite dit exactement à un sponsor international à quel point il doit vous prendre au sérieux.
À voir surtout en mouvement.
Parcourez-le sur téléphone autant que sur ordinateur. Une bonne partie de ce qui fait ce site ne se voit que lorsqu'il bouge.


