Studio créatif · Portfolio · 2025
Studio
Un portfolio créatif se juge en quatre secondes environ, et il se juge sur le travail plutôt que sur le texte. Celui-ci donne à chaque projet toute la largeur de l’écran et organise la page en chapitres numérotés, pour qu’un lecteur pressé sache toujours où il en est.

Qui cette page doit convaincre
Un directeur marketing ou un fondateur en train d'établir une liste restreinte. Il a cinq onglets ouverts, il passera moins d'une minute sur chacun, et il cherche une raison de fermer le vôtre.
Il ne lit pas. Il balaie à la recherche d'un travail au niveau qu'il vise, puis il cherche les signes qu'il a affaire à une vraie entreprise avec de vrais clients. Ce n'est que si les deux survivent qu'il lit quoi que ce soit.
Comment la page est organisée pour quelqu'un qui balaie
Chaque section est numérotée, comme les chapitres d'un document. 02 Portfolio, 04 À propos, 05 Témoignage, 06 L'équipe. Cela paraît anodin et cela change tout : une page numérotée se lit comme un travail réfléchi et méthodique, exactement l'impression qu'un studio veut donner à quelqu'un sur le point de lui confier un budget.
Cela veut aussi dire que le lecteur sait toujours où il est et à peu près ce qu'il reste. Connaître la forme d'une page est ce qui empêche d'abandonner une page longue.
Le travail vient en premier et occupe toute la largeur de l'écran, presque sans commentaire à côté. Le texte est court et posé sur le côté. Si les images ne suffisent pas, davantage de mots ne les sauveront pas.
Ce que la couleur fait au lecteur
La page alterne entre clair et sombre au lieu de choisir. Concrètement, chaque image de projet dispose ainsi de deux fonds différents : un long défilement ne s'aplatit jamais et chaque travail reçoit un arrière-plan neuf.
Psychologiquement, c'est dans les sections sombres que vivent les affirmations : expertise, échelle, portée. Un fond sombre se lit comme de l'autorité et donne du poids aux chiffres. Les sections claires portent la matière humaine, l'équipe et la méthode, là où l'accessibilité compte plus que la gravité.
Où la preuve est placée
Les témoignages et les chiffres ne sont pas regroupés dans un bloc près du bas. Ils sont posés exactement là où un lecteur sceptique commence à douter : juste après le travail, juste après l'affirmation sur la portée internationale, juste avant le prix.
Traiter une objection fonctionne mieux à côté de l'objection. Un mur de logos en fin de page n'est lu par personne de ceux qui étaient déjà partis.
Amener à l'action unique
Nous écrire, et rien d'autre ne lui fait concurrence. Pas de lettre d'information, pas de téléchargement, pas de second bouton qui tire l'attention sur le côté. Le formulaire est court, le ton est celui d'une conversation plutôt que d'une entreprise, et il est accessible depuis le haut de chaque écran pour le lecteur qui a décidé au deuxième projet et ne veut pas défiler jusqu'en bas.
À voir surtout en mouvement.
Parcourez-le sur téléphone autant que sur ordinateur. Une bonne partie de ce qui fait ce site ne se voit que lorsqu'il bouge.


